Le Centre de la Presse organisait vendredi 12 novembre un voyage culturel dans le département de la Vienne en deux étapes : Loudun et Châtellerault.
Départ du Berry à 7h du matin, destination la Vienne avec un premier rendez-vous à Loudun pour la visite de la maison natale de Théophraste Renaudot (1586-1653), le créateur du premier périodique imprimé dénommé la Gazette.
Arrivé sur place un peu après 10h, le groupe de 12 personnes a visité durant deux heures cette belle bâtisse du XVIe siècle.

Même si c’est à Paris que le journal a été créé, le musée a reconstitué l’ambiance d’une imprimerie d’autrefois avec de belles machines des siècles passés. Les visiteurs ont pu profiter d’une intéressante démonstration d’impression du premier numéro de la Gazette, assurée par l’un des responsables de ce musée communal, avec parfois les interventions pertinentes et techniques de Francis Garnier, collectionneur de presse, qui jadis a travaillé dans une imprimerie. On peut rappeler que Le Centre de la Presse possède quelques numéros de la Gazette dont un exemplaire de 1631 et un de 1632.


D’autres salles ont été visitées. Entre autres, celle où Renaudot exerçait sans doute son métier de médecin. Rappelons qu’il fut médecin du roi et qu’à ce titre il était souvent à Paris. Il élabore même des médicaments, comme le Polychreston, qui se voulait « l’universelle panacée » dont on peut voir la composition sur la photo ci-après.





Dans une autre salle à l’étage, la guide, elle aussi responsable de ce musée, a raconté aux visiteurs l’histoire des « possédés de Loudun », « une chasse aux sorcières », lancée par le cardinal de Richelieu dans les années 1630, contre le prêtre catholique Urbain Grandier qui finira brûlé sur un bûcher.

Agréable pause déjeuner toujours à Loudun, à quelques dizaines de mètres du musée, dans le restaurant aux accents italiens : La Casa del Gusto. Rappelons que Renaudot est allé en Italie, à Venise en particulier. Et c’est dans cette cité qu’il a découvert le mot Gazetta (petite feuille d’informations et petite pièce de monnaie vénitienne) qui inspira le nom de Gazette.
L’après-midi destination Châtellerault pour la visite d’une partie de l’ancienne manufacture d’armes, celle que le Ministère des Armées a conservée pour la conservation d’une grande partie de ses archives. Le groupe était accueilli vers 14h30 par Vincent Roblin, chef du bureau des publics et de la valorisation. Il explique que « le centre de Châtellerault du Service historique de la Défense (Centre des archives de l’armement et du personnel civil ou CAAPC) est un établissement créé en 1969. Il assure la conservation et la communication au public : 1) des archives relatives à la conception, aux essais, à la fabrication et à la maintenance de l’armement utilisé par l’armée française depuis le XVIIIe siècle (domaine naval, terrestre, aéronautique et armement stratégique) ; 2) des dossiers des personnels civils du ministère des Armées et de ses établissements de fabrication depuis le XIXe siècle ; 3) et depuis 2024, des archives des unités territoriales et spécialisées de la Gendarmerie nationale. »
Les visiteurs ont été très impressionnés par l’importance de toutes ces salles de conservation de la mémoire militaire. Au total, ce centre compte 120 km d’archives.


Deuxième partie de la visite, l’exposition intitulée : « Histoire des sous-marins français ». Son concepteur, Vincent Roblin, nous en dit plus : « Le CAAPC mène une politique de valorisation de ses fonds historiques auprès du grand public et organise une fois par an une exposition temporaire thématique. Cette année, le centre propose de plonger en immersion dans l’histoire des sous-marins militaires français. Rassemblant plus d’une centaine de documents originaux, cette exposition raconte plus de cent ans d’histoire sous-marine, avec ses succès et ses drames, depuis les premiers submersibles de la fin du XIXe siècle jusqu’à l’ère atomique. » Passionnante visite commentée par Vincent Roblin.
Retour dans le Berry vers 21h. Il ne reste plus qu’à réfléchir à un prochain voyage.