Il y a 190 ans, aujourd’hui, disparaissait Claude Joseph Rouget de Lisle, âgé et ruiné.. Il s’est éteint en effet le 24 juin 1836 à Choisy-le-Roi, près de Paris, à l’âge de 76 ans.

Quarante-quatre années plus tôt, le 25 avril 1792, il créait à Strasbourg Le Chant de guerre de l’armée du Rhin qui va devenir quelques mois plus tard l’hymne de la Révolution française et prendre le nom de Marseillaise.
En 2026, son héritage demeure profondément ancré dans l’histoire et la mémoire collective françaises. Né en 1760 à Lons-le-Saunier, officier du génie, poète et musicien, il est surtout connu pour cette Marseillaise.

Si son nom reste indissociable de cette œuvre, Rouget de Lisle fut également le témoin d’une époque marquée par de profonds bouleversements politiques et sociaux. Monarchiste modéré, il ne partageait pas, loin s’en faut, toutes les orientations de la Révolution française, il échappe même à la guillotine. Il subit des périodes de mise à l’écart. Pourtant, le chant qu’il composa à Strasbourg dépassa rapidement son auteur pour devenir un symbole universel de liberté, de résistance et d’engagement citoyen.
Près de deux siècles après sa mort, Rouget de Lisle continue d’inspirer historiens, musiciens et citoyens. Son œuvre rappelle la puissance de la culture dans la construction d’une identité nationale et dans la transmission des valeurs républicaines. À travers les commémorations, les recherches historiques et les interprétations musicales contemporaines, sa mémoire reste vivante.

Le Centre de la Presse prépare actuellement une exposition intitulée « La Marseillaise et Rouget de Lisle à la Une ». Elle sera visible à partir de fin septembre prochain. C’est Pascal Miara et Pascal Roblin qui travaillent depuis plusieurs mois sur le sujet. L’exposition sera composée de plus de 15 roll-ups (kakémonos) retraçant l’histoire de cet hymne et le parcours de son compositeur.