Aujourd’hui, ce 9 septembre 2026, Télérama célèbre son 4000e numéro… l’occasion pour nous de revenir sur ce grand magazine culturel français, connu pour ses critiques de cinéma parfois redoutées et ses célèbres unes.


Revenons aux origines : c’est le 2 février 1947 que Georges Montaron, journaliste et militant catholique, fonde l’hebdomadaire Radio-Loisirs, l’ancêtre de Télérama. Il prend ensuite le nom de Radio-Cinéma dans les années 1950. C’est finalement en 1960 que le célèbre Télérama apparaît, le nom s’inspirant de la contraction entre Télévision, Radio et Cinéma. Le journal entend aider ses lecteurs « à mieux organiser leurs loisirs ». D’abord centré sur la radio, le journal s’intéresse rapidement à la modernité : la télévision. Associés à l’image « catho de gauche », les lecteurs de Télérama sont aujourd’hui plutôt décrits comme des « bobos écolos ».


Les grands noms de Télérama, vous les connaissez peut-être ; que vous suiviez les critiques de Samuel Douhaire, Cécile Mury ou Louis Guichard, chacun a son critique préféré, ou à l’inverse, celui qu’on décide de ne jamais lire. Reconnu pour ses critiques ciné, l’hebdomadaire s’intéresse à tous les domaines culturels et s’est spécialisé depuis les années 1990, dans l’enquête.


31 mars 2012 – Collection Le Centre de la Presse.


Étudiante dans le domaine des médias à la Sorbonne et admirative de Télérama, j’ai rejoint les locaux du Monde où se situent les bureaux de Télérama, appartenant au groupe, à deux pas de la Seine et de la gare d’Austerlitz. Un stage de deux semaines, en juin 2026. Troisième étage, la porte de l’ascenseur s’ouvre et comme dans un bon nombre de bureaux parisiens, un open space s’offre à moi. Mais les journalistes cinéma de Télérama laissent souvent leur fauteuil vide, occupés à courir entre deux projections presse. Alors, c’est ce que j’ai fait aussi. Arrêt à la station de métro Parc Monceau, le Club 13 est à deux pas de l’Arc de Triomphe, mais surtout, il est le club de projection privé de Claude Lelouch. C’est là-bas que je le rencontre, même si je n’en ai pas conscience tout de suite (pardonnez-moi, j’ai 21 ans).
Le Club 13 est à l’image du réalisateur, il a du goût : salle de cinéma aux fauteuils en cuir dans lesquels il est impossible de ne pas s’enfoncer, mais aussi un lieu digne d’un club anglais à la lumière tamisée et aux fauteuils en velours. Alors oui, ce stage a été pour moi l’occasion de parler à Claude Lelouch, mais surtout de voir des films parfois très réussis, parfois moins.


Être entrée dans les coulisses de Télérama est impressionnant, et je ne vais pas vous le cacher ; oui, les avis sont tranchés. Mais les bureaux abritent surtout des gens passionnés, qui vivent véritablement pour le cinéma.
Le Centre de la presse regorge de numéros de Télérama, nous en comptons, à l’heure actuelle, presque 900 !
Flore Champion