Toulouse, 21 septembre 2001, 10h17, explosion !
Un attentat ?
Un accident ?
La population se pose la question. On se souvient de l’attaque du World Trade Center à New-York, dix jours plus tôt, sommes-nous aussi victimes de terroristes ? Plusieurs voitures de police et camions de pompiers se ruent sur le lieu de l’explosion : l’usine AZF. Les habitants paniquent, courent et se réfugient vers des endroits sûrs.

Quelques heures après l’explosion, les autorités ne connaissent toujours pas la cause mais penchent pour une cause accidentelle. Après la panique et le chaos, les rues sont calmes et désertes, les habitants du quartier commencent à retourner chez eux pour constater les dégâts. Les commerçants, eux, ramassent les débris de verre dans leurs magasins et dans la rue.

Plusieurs semaines après le drame, la cause de la déflagration est encore floue.
Le bilan matériel est désastreux, 40 000 logements, 1 hôpital psychiatrique, 74 écoles, 5 lycées et plusieurs magasins ont été détruit. Le bilan humain est très lourd, 31 morts et 9000 blessés !

Les conséquences écologiques sont déplorables.
Du gaz s’est échappé dans l’atmosphère, de l’acide nitrique et du chlorure se sont écoulés dans la Garonne et un nuage toxique a survolé Toulouse durant plusieurs jours. L’explosion a été provoquée par un mélange accidentel de nitrate d’ammonium et de chlorure exposé à la chaleur.
Les causes de cette explosion ont été officialisées en 2006 après plusieurs procès contre les gérants de l’entreprise.

Alyssia Chambrelan
Stagiaire de seconde du lycée Jean Moulin à Saint Amand Montrond